La France reste avec le principe de précautions, relativement hermétique aux cultures OGM. Les prises de positions successives du gouvernement durant ces dernières années, laissent néanmoins un doute sur la volonté d’empêcher les OGM sur notre territoire.
Or un câble diplomatique révélé par Wikileaks et Greenpeace, dénonce l’attitude des ambassadeurs des Etats Unis en Europe. Ils se font représentants de Monsanto (Multinationale Américaine) pour faire pression sur la commission Européenne afin d’accélérer les autorisations de culture OGM sur le sol européen. Le plus impressionnant est l’attitude des syndicats agricoles nationaux. Le secrétaire d’État espagnol à l’Environnement, Josep Puxeu, a demandé à l’ambassade américaine de « maintenir la pression » sur Bruxelles pour que les OGM soient favorisés, illustration pour le moins étonnante de la solidarité censée régner au sein de l’Union européenne » (source Actu Environnement).
Côté français, Craig Stapleton, ambassadeur américain à Paris, a vu un de ses câbles diplomatiques diffusé sur la toile. Celui précisait que la France et la Commission Européenne n’accepterait de changer d’opinion que sous la menace de sanction commercial. Cette analyse a selon les sources de GreenPeace, été rendue grâce à l’aide d’un syndicat agricole influent en France. Interrogé sur le sujet, le tout nouveau président de la FNSEA déclarait que le syndicat avait toujours eu une position d’ouverture sur la question des OGM.
A l’heure d’un vote crucial de la commission sur la reconduction des essais sur la pomme de terre Amflora et sur le MON810 (cf. articles précédents), c’est bien nos syndicats agricoles qui risquent de faire le jeu des multinationales de l’OGM pour favoriser les cultures OGM en France…
source: Actu Environnement, Media Part, 20minutes, GreenPeace
Mots clés : Alimentaire, Biobearn, développement durable, écoresponsable, écosystème, environnement, greenpeace, monsanto, OGM, transgénique






